Le bien-être au travail : comment réduire les risques psychosociaux ?

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Les RPS concernent beaucoup de salariés. Ces problèmes physiques et mentaux ne sont pas toujours pris au sérieux par la plupart des employeurs. Pourtant, ils engendrent des conséquences désastreuses aussi bien pour les employés que pour les entreprises. Dans cette optique, il est possible de les prévenir en mettant en œuvre et en appliquant quelques techniques, mais auparavant, il est indispensable de déterminer les causes et les conséquences de ce mal-être.

Causes, symptômes et conséquences des troubles psychosociaux

Avant de mettre en place une stratégie pour prévenir les RPS, il est nécessaire de déterminer ses causes, symptômes et conséquences. Celles-ci varient d’une personne à une autre, mais il y a des points communs qui les rassemblent.

Les causes

Les violences internes sont considérées comme causes principales de troubles psychosociaux. Il peut s’agir d’un harcèlement moral ou sexuel subi par le travailleur, ou encore d’un conflit entre collaborateurs au cœur de l’entreprise. L’employé peut également subir des insultes ou attaques verbales des clients ou fournisseurs.

Les symptômes

Lorsqu’un travailleur souffre de RPS, il est possible de les reconnaitre à travers quelques signes. Physiquement, la personne présente des crises de migraines permanentes, un harassement inexplicable ou encore une difficulté de digestion. Psychologiquement, le mal-être au travail peut se traduire par de la nervosité, du stress, de l’insomnie ainsi que de l’agacement. Des symptômes comportementaux peuvent aussi apparaitre, comme une consommation démesurée de tabac ou de produits caféinés. La personne a tendance à s’isoler du groupe, tout en devenant de plus en plus agressive.

Les conséquences

Sans une prise en charge adéquate, les risques psychosociaux peuvent engendrer des conséquences néfastes sur la santé de l’employé. Celui-ci peut développer des troubles musculo-squelettiques ou des pathologies cardio-vasculaires. Il arrive également que leurs anciennes maladies chroniques se répètent sans explication.

Pour l’entreprise, les impacts se répercutent sur la production de l’employé qui souffre du mal-être. Dans cette optique, il sera difficile aux managers de gérer les équipes à cause d’une atmosphère morose qui peut s’établir entre les collègues. Au fil du temps, les conséquences peuvent impacter négativement l’image de l’entreprise.

Pour éviter ces différents désagréments, il est judicieux de recourir à des solutions efficaces et durables. L’aide d’un expert en bien être au travail est recommandée.

Réunir les parties concernées pour remédier au mal-être au travail

La première solution à envisager est de convier tous les acteurs concernés à une formation qualité de vie au travail. Pour résoudre le problème à sa source, il faut que la direction s’implique lors de cette réunion. Outre les salariés, il est impératif que le CSE, les responsables des ressources humaines, le QSE ainsi que les représentants des syndicats y participent également.

Souvent, les entreprises qui souhaitent offrir une qualité de vie optimale à ses employés ont tendance à négliger la participation des salariés dans ce type de discussion. Pourtant, ils sont ceux qui subissent les contraintes sur le terrain. Avec l’appui des partenaires sociaux, ils sauront exposer les solutions à mettre en place pour rétablir la bonne ambiance de travail en entreprise. Le QSE est, quant à lui, responsable de la mise en œuvre et du contrôle des dispositions adoptées au cours de la réunion.

Effectuer une analyse approfondie des tâches à réaliser

L’amélioration de la santé et sécurité au travail nécessite une réduction des sources de stress. Pour cela, il faut mettre en place une analyse approfondie des missions consignées dans les fiches de postes et les travaux à réaliser. En effet, un écart entre ces deux éléments peut être une source de stress. Il faut que chacun, du salarié en passant par les partenaires sociaux jusqu’aux dirigeants, puisse formuler sa vision des tâches à effectuer.

Il faut que les missions confiées à chacun soient en accord avec ses compétences et ses qualifications. Par exemple, une personne chargée de la prospection ou du recouvrement des soldes ne maitrisant pas à la perfection l’anglais aura du mal à communiquer avec une clientèle anglophone. Il faut que les dirigeants prennent conscience de cette problématique afin que la mission ne devienne pas une difficulté professionnelle perpétuelle. Cette mesure est valable pour n’importe quelle branche de l’entreprise. À titre d’information, toute formation qualité de vie en entreprise peut convenir à n’importe quel secteur d’activité.

Mettre en place des solutions durables

Pour faire face au RPS, il est indispensable de favoriser des solutions bien réfléchies et durables. Par conséquent, un expert en bien être en entreprise va établir un diagnostic afin de mettre en place une stratégie adaptée à la politique d’entreprise et aux employés. Pour effectuer cette mission, tous les sujets seront débattus après l’identification des problèmes. À partir de ces données, il est plus facile d’établir un plan d’action qui peut être réalisé et efficace sur le long terme.

Le plan d’action doit être accepté par toutes les parties concernées. Il ne faut pas mettre de côté les propositions sur lesquelles les parties ne se sont pas d’accord, car il est possible de les intégrer au fur et à mesure que les dispositions initiales seront assimilées par tous. Ainsi, les méthodes ayant pour objectif d’établir le bien-être commun au sein de l’entreprise ne doivent pas être fixes. En effet, elles peuvent être améliorées en fonction des besoins évolutifs de l’entreprise et des employés.

La mise en place d’une bonne qualité de vie en entreprise en vue d’anticiper les RPS est un processus qui garantit la performance de l’entreprise. Par conséquent, il faut accorder une importance particulière à ces mesures.


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